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 Histoire

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Ciférul
Admin~Démon de l'Orgueil
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Nombre de messages : 16
Date d'inscription : 21/04/2008

MessageSujet: Histoire   Lun 21 Avr - 12:55

C’est étrange… nous croyions souvent à tord que bien des choses sont déjà acquises, alors que certaines le sont et que nous l’ignorons.

***

Le ciel orageux d’été qui aurait laissé en normal tomber une douce pluie tiède, lançait avec fureur des morceaux de glace sur une armée complètement épuisée. Tous attendaient depuis des semaines pour entrer dans une petite crevasse étroite qui semblait infranchissable. Alors que les guerriers venus des quatre coins de la planète entraient avec fureur dans l’espace restreint, les esclaves s’évertuaient à sortir les blessés, ou morts bien souvent, de la crevasse qui traversait une bonne partie de la montagne escarpée recouverte d’une bien étrange glace.

Le brave chevalier n’en pouvait plus: leur général s’amusait avec la vie de ses propres soldats et les utilisait comme de simple marionnette contre cette bête qui se trouvais dans la crevasse.Il lui avait lui-même dit lorsqu'il était entré dans la tente furieux. Une telle offense méritait punition et c’est aveuglé par sa colère que le chevalier tenta d’envoyer Ciférul sur un mur, sans ce demander pourquoi se rendre à lui avait été si simple. L’homme en armure n’eut qu’à peine le temps de prendre un petit élan que Ciférul, ses mains solidement agrippé à un de ses poignets, marmonna deux mots inaudibles qui eurent un effet assez rapide. Le colosse dut laisser tomber le petit homme qui atterri avec grâce au sol. Reculant effrayé, le chevalier retira attivement son heaume alors que de la fumée s’échappait de sa peau. Virant tranquillement au rouge vif, l’homme se laissa tomber à genoux en continuant de retirer son armure mais moins rapidement et avec une énorme difficulté, laissant voir un grand faiblissement. Laissant un petit rire amusé, l’homme capuchonné ne se rapprocha que lorsque son nouveau jouet sembla incapable de bouger, couché au sol.

-Allons, allons mon grand. Ne t’emporte pas comme ça. Dis-toi que chacun des hommes qui sont mort aujourd’hui laisse à leur famille une protection assurée de la part de notre armé. Toutes ces personnes peuvent maintenant affirmer avec fierté faire partie de mon beau royaume qui verra bientôt le jour.

-Vo…. Votre royaume…

-Oui, dit-il en relevant la tête du chevalier vers lui pour l’obliger à le regarder. Tu ne croyais tout de même pas que je dirigeais l’armée d’un roi aussi faible pour protéger ce même roi. Je ne le faisais que pour obtenir ça confiance et j’ai obtenu bien plus. Mon pauvre souverain ayant perdu ses deux fils durant une embuscade tendue par les Suwy, il se tourna vers son nouveau capitaine qui faisait des miracles pour son armé. Ce capitaine gagna victoire après victoire, éliminant tout résistant à la volonté de son roi présent. Impressionné par ses prouesses militaires, le souverain voulu connaître ce si prodigieux homme et l’invita de plus en plus souvent à manger à sa table, à parler de sujet hors travail et lui présenta même sa fille, la charmante Maiara qui appréciait bien cet homme charmant. N’ayant plus d’héritiers, le roi savait pertinemment que le futur mari de sa fille serait le dirigeant de ses terres. Je te laisse deviner qui il a choisit. Elle et le brave capitaine, c’est à dire moi, doivent se marier à la prochaine plein lune, dans deux jours. La seule chose qui m’attriste, c’est que ce pauvre roi ne pourra être présent à cette merveilleuse cérémonie… dommage, dit-il avec un petit sourire.

Le capitaine ne put rire que quelques secondes, car dès qu’il eut finit sa courte phrase, des hurlements retentir mais pas de la crevasse où l’on avait pris une pause. Les cris de douleur et d’effrois provenaient de bien plus loin. D’abord légèrement inquiet, le regard de Ciférul s’illumina lorsqu’il vit d’immenses jets de flamme percer le ciel. Sans plus attendre il appela un des hommes qui surveillait l’entrée de sa tente :

-Toi! Dépêche-toi d’avertir les hommes de faire place à cette créature. Bien qu’immonde, c’est notre invité! Il mérite de se rendre sans difficulté jusqu’à sa mission.

-Très bien monsieur, dit-il avant de courir non sans peur, vers l’endroit d’où les flammes se propageaient.

Ciférul regarda le brasier alimenté par les morts de sa propre armé, avec une bien étrange expression : on aurait dit de la fierté mélangée à de la hâte. Sans même regarder le géant toujours cloué au sol par sa prison invisible, Ciférul lui dit, tout heureux :

-Ah! Tu ne sais pas à qu’elle point cette torche ambulante m’est utile. Ce feu, c’est celui de la victoire! C’est comme lorsque tu te bats contre quelqu’un d’aussi fort que toi et que tu trouves un couteau comme par magie. Cette extase est bien mieux pour moi que n’importe qu’elle femme sur terre où richesse, même plus importante que ma vie… mais pas plus que la victoire… Tu ne trouves pas? Ah… non, oublis ça, tu es trop bête pour comprendre… en faite il n’y a pas d’homme assez brillant pour comprendre mon art si merveilleux soit-il.

Le colosse laissa un grognement de rage et de honte alors que le capitaine de petites tailles, toujours encapuchonné, contemplait la silhouette de la créature désormais visible entre quelques jets de flamme. Plus l’être de feu s’approchait, et plus les hommes tremblaient devant ce qui semblait être un homme aux cheveux de jais aux reflets rouges qui volaient dans tous les sens avec pourtant une certaine douceur.

L’homme s’arrêta à seulement quelques mètres de la sombre cavité. Le silence fut alors rompu par les flammes l’entourant qui se multiplièrent d’une traite en faisant bouger furieusement ses vêtements. L’intense chaleur qu’il produisait commença à faire son effet alors qu’une partie de la couche de glace sur la montagne commença à fondre. Levant les bras vers le ciel, l’homme de feu ordonna aux flammes de s’élever, et se fut à une vitesse phénoménale qu’elles furent projetées contre la montagne pour commencer à lécher les parois humides de la montagne gelée. Son regard flamboyant était posé sur la crevasse obscure, où on aurait pu croire qu’il pleuvait tellement la glace fondait vite.
Les flammes qui au début semblaient presque se plaire et qui traversait aisément les différentes couches de glace, commencèrent à s’agiter furieusement alors qu’une mince pellicule de glace enveloppa rapidement la paroi rocheuse empêchant les flammes de même toucher une seule pierre. Le regard rouge de l’homme qui fixait toujours le trou fut accompagné d’un rire profond ne semblant provenir de nul part.

-NINAN!!! Hurla une voix résonnant partout, sort de ton trou et vient m’affronter! Autrefois, jamais tu ne t’aurais défilé vieux fou et aujourd’hui qu’est-ce que je vois : un homme qui se taire dans la boue. J’ai honte de le dire, mais celui qui m’a si souvent fait des sermons n’est qu’un lâche. Se cacher ainsi, toi et ta race n’avez bien aucun honneur…

Un étrange bruit se fit entendre dès que l’homme de feu se tut. On aurait dit un grognement de chien mélangé à des craquements de glace lorsque la température est trop basse. Un sifflement de vent strident vint alors enterrer ses deux bruits mélangés.

-SORT!!!! Meurt avec un semblant de dignité au moins! Ce n’est pas toi qui me l’ai appris? Sort de là ou je trouverai le moyen de t’en faire sortir… après tout, je sais où elle habite! Dit l’homme de feu.

La riposte fut immédiate, cette simple réplique qui semblait tout à fait banal, déclencha la colère de celui qui se tapissait au fond de la crevasse. La glace qui recouvrait les parois de la montagne et bloquait l’entrée au trou, commença à craquer. En moins d’une seconde, toute la glace éclata en plusieurs petit morceau, retombant au sol pour le recouvrir d’une neige souvent teintée de rouge.
Tout ce qu’on pu apercevoir de loin, se fut une ombre courir vers l’homme de feu, faisant voler derrière lui cette même neige qui une fois en l’aire refusait de retomber. Un cris d’une rage désespéré accompagnait l’ascension de Ninan vers son adversaire qui l’attendait patiemment.

-TRAÎTRE, purent entendre tout le monde alors que Ninan entra en collision avec les flammes entourant le mercenaire.

Pendant que la bête furieuse tentait de frapper l’homme de feu d’un simple coup de poing pour la première fois, le mercenaire se concentra sur ses mouvements et ne fit qu’un léger pas de coté d’une grande rapidité tout en frappant d’un coup bien placé, le dos de Ninan. Déstabilisé, il tomba au sol tout en continuant de glisser sur quelques mètres, faisant lever un peu de poussière mélangé à une neige rosée. Sans broncher, l’homme de feu regarda Ninan au sol d’un regard dur.

-C’est tout ce que tu peux faire? Alors j’avais bien raison de croire les rumeure… tu es incapable de la protéger, dit le mercenaire.

Au sol, Ninan ne réussit pas à se relever tout de suite. Ce n’est qu’après un certain temps qu’il pu commencer à se soulever difficilement. Des tremblements parcouraient son corps tout entier, son équilibre était réduit et tout ça bien avant le début du combat contre ce mercenaire de feu. Il se replaça debout, le souffle court, titubant grandement à chacun de ses pas d’une lenteur déconcertante. La souffrance se lisait aisément dans son visage alors qu’il avançait, une main fermement placé sur une large coupure infectée à l’abdomen et l’autre tenant un pic de glace. Ce n’était certes pas le petit coup que lui avait donné le mercenaire qui le rendait si faible, mais il avait combattu nuit et jour depuis près de trois semaines. Sa fatigue et sa faiblesse ne semblait pourtant pas un prétexte valable pour arrêter la bataille et il continuait d’avancer lentement vers son ennemi. Il le devait… pour elle.
Le mercenaire pour sa part, avait eut une réaction tout à fait contraire : même si ce n’était pas la force qui lui manquait, il eut un mouvement de recule. Déjà dix ans qu’il ne l’avait pas revu et les traits de Ninan n’avait pas changés. Il devait l’avouer, même si Ninan était couvert de blessure, de sang, de saleté et qu’il avait un peu vieillit, il n’avait rien perdu de son apparence de jeune homme et le revoir venait de faire un choc à l’homme de feu. Que faisait-il? Il avait grandit avec Ninan, c’était devenu son frère… pourquoi est-ce que ça devait en arriver là?

-Qu’est-ce que tu as tout d’un coup… tu as… tu as perdu ta rage? Pour un mercenaire, tu sembles bien hésiter… un mercenaire n’a pas de passé, alors achève ton travail Kamo, sinon soit certain que je m’occuperai de punir TA TRAITRISE!

Bien que Ninan eut une difficulté folle à bouger, il avança vers ce qu’il présumait être sa mort. Il voulait mourir, en faite… il le devait pour protégé un secret qui ne devait être au grand jamais découvert. Il voulait quitter se monde pour protéger ce secret et c’est pourquoi il avait accepté de sortir, même si ce n’était qu’un sale lâche qui allait faire le travaille. Au moins, cela n’allait pas soulever de soupçons. Il couru vers Kamo, toujours stoïque, avec comme seule arme un pic de glace. Tous ses membres crispés, il hurlait la douleur et la joie de son passé, avançant en se remémorant ses quelques moments de bonheur.
Son cris ne se tut qu’en même temps qu’il heurta la main de Kamo figé, dont les yeux humides laissaient des larmes perler sur ses joues. Placé en plein centre de sa poitrine, elle maintenait l’homme qui s’affaissait doucement sur celle-ci.

-Pardon mon frère… c’était la seule manière de détruire le maléfice qui empoisonne cette terre. Meurs au moins en paix en sachant que je n’ai jamais travaillé pour le compte de Ciférul.

Kamo retira sa main illuminée d’une flamme raide comme une lame qui avait traversé Ninan et laissa tomber le Suwy au sol. La chute de son ami l’entraîna même avec lui et c’est à genou qu’il le regardait mourir, la gorge serrée.

-Com… comment… peux… tu y… y croire. Elle de… demande ta… mort…

-Oui… je sais. Tu peux me croire quand je dis avoir hâte de complété cette prophétie. Après tout ce que j’ai fait, je ne rêve plus que du moment où une lame me transpercera. Malheureusement mon travail n’est pas achevé… je sais, Ninan…

Les yeux de Ninan qui se fermait doucement se rouvrir d’un seul coup, alerté par ce qu’il venait de dire. Malgré le fait qu’il aurait déjà du être mort, le Suwy agrippa les vêtements de Kamo, l’aire furieux.

-J’ai tué les 12 autres éléments de notre génération plus toi. Ils te connaissaient, ils l’ont vu avec ta femme et j’ai réussit à leur soutirer certaines informations. Pour que la prophétie se réalise je n’ai pas le choix… je dois également éliminer les treize de cette génération. Je ne te demanderai pas pardon… mon frère. Part maintenant.

Ninan n’avait jamais eut plus de rage mais surtout de peur qu’en ces derniers instants. Se soulevant avec sa main accrochée aux vêtements de Kamo, il agrippa son visage en le serrant durant quelques secondes, après quoi sa force, autrefois phénoménale, disparut. Son corps inanimé retomba mollement au sol et toute trace de vie le quitta.

-Je me hais autant que tu me hais… repose en paix.

Son corps était parcouru de tremblement alors que ses larmes humidifiaient son foulard. Il aurait aimé achever sa vie et aller en enfer pour tout ce qu’il avait fait… mais sa mission n’était pas terminée et c’est très péniblement qu’il se releva, entendant, pour la première fois les cris de rage de Ciférul plus loin. Des soldats commencèrent même à se diriger vers lui et le cœur lourd, il regarda une dernière fois le corps de son ami. Relevant la tête, Kamo prononça quelques mots avant que d’immenses flammes l’entourent tout en consumant ses chairs. Tout son corps brûla en une fraction de secondes avant de s’envoler vers on ne sait trop où.

***

D'une part nous avons acquis quelques mois, d'une autre nous les avons perdu. Ciférul n'a pas marié Maiara a son retour, Kamo n'a toujours pas trouver les éléments de la nouvelle génération, mais le Roi est bien mort.
Le temps est-il quelque chose que l'on peut réellement acquérir? Si oui combien de temps nous reste-t-il? Si non... qu'attendez vous pour agir?
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